Les contrats de génération se rapprochent


Contrat de génération
Un jeune embauché, un senior conservé, et en contrepartie des charges allégées, tels sont les objectifs du contrat de génération.

L’accès au marché de l’emploi est actuellement compliqué pour les jeunes. En effet, d’après les derniers chiffres publiés par l’INSEE, le taux de chômage des actifs de 15 à 24 ans atteint 24,2% en métropole.

Le manque d’expérience de ces jeunes ou leur manque de diplômes associés à la situation économique de ces dernières années expliquent en partie cette difficulté des jeunes à trouver un emploi.

Afin d’éviter cela, le gouvernement de François Hollande souhaite mettre en place « un contrat de génération pour permettre l’embauche de jeunes par les entreprises (en CDI), accompagnés par un salarié plus expérimenté, qui sera maintenu dans l’emploi jusqu’à son départ à la retraite ». Il s’agit de favoriser l’échange de connaissances et de savoirs entre les générations.

Certains s’interrogent déjà sur cette nouvelle organisation du travail.

Le projet d’accord prévoit que les entreprises de moins de 300 salariés pourront conclure ce type de contrat en échange d’aides ou d’allègements de charges sociales. Les entreprises de plus de 300 salariés devront quant à elle obligatoirement utiliser ce type de contrat sous peine de sanctions financières.

Ce texte a été examiné et évalué hier par le conseil des ministres, puis il sera discuté en janvier au Parlement. Le gouvernement prévoit de créer 500 000 contrats en cinq ans, pour un coût estimé à 2,3 milliards par an.

Néanmoins, en l’absence d’aides pour les grandes entreprises, le coût devrait être moindre. Les effets de ce dispositif sont plus qu’attendus, étant donné le faible taux d’emploi des seniors en France (41,4% des 55 – 64 ans ont un emploi en France contre 59,9% en Allemagne, et 47,4% en Europe) et le fort taux de chômage des jeunes.

Cependant, bien que son but soit louable, il est probable qu’il faille pousser cette réflexion plus loin car « le contrat de génération ne doit pas se résumer à un traitement cosmétique et à une aubaine fiscale ».

Qu’en pensez vous ?

Stéphane FAUVY, professeur associé en GRH à l’ESSCA avec la contribution des étudiants du Master 1 Management (Brisorgueil Pierre, Agathe Chantier, Xiang Li, Emma Smith)

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Auteur : Laure.P

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